Il est trop souvent pensé, à tort, que les déchets une fois collectés, disparaissent. C’est bien sûr impossible. Sur le territoire du SMICVAL, la solution de l’enfouissement a été définie dans le Plan Départemental d’Elimination des Déchets Ménagers et Assimilés. Cette technique n’est pas sans conséquence ni financière, ni environnementale.

 
 

Comment les déchets sont-ils enfouis ?

75% des déchets enfouis proviennent du ramassage des ordures ménagères (bac marron) et 20% des encombrants collectés en déchèterie. Ils partent ensuite pour le centre d’enfouissement ou ISDN situé à Lapouyade, où ils sont stockés dans des alvéoles, creusées dans le sol. Ce site est géré par un prestataire privé et se visite sur demande.
 
 

Que deviennent les déchets enfouis ?

Les déchets une fois enfouis, sont compactés et recouverts pour permettre une phase de dégradation. Celle-ci génère des biogaz, généralement transformés en énergie, et des lixiviats, des « jus » extrêmement polluants. Ces lixiviats sont produits par la dégradation des déchets alimentaires, contenus dans les poubelles ordinaires. Ils doivent être traités avant d’être rejetés dans le milieu naturel. Selon la matière des objets, ceux-ci mettent quelques années ou des centaines d’années avant de se dégrader complètement.
 
 

Et après l'enfouissement ?

Illustration de sa responsabilité et de son engagement auprès des générations futures, le SMICVAL assure une surveillance de ces 2 anciens centres d’enfouissement, aujourd’hui réhabilités et fermés : St Girons d’Aiguevives et Petit Palais. Bien que ces 2 sites soient fermés depuis 2005, ils produisent toujours des lixiviats. La réglementation de post- exploitation impose une surveillance durant 30 ans après la fermeture, celle-ci est indispensable pour assurer le traitement de la pollution et rendre ces sites sans conséquence sur l’environnement. Ce coût d’exploitation et de traitement est intégré dans la Taxe d’enlèvement des ordures ménagères payées par les contribuables du territoire. 

 
Le SMICVAL se fixe comme objectif d’optimiser le coût de l’enfouissement et de la post-exploitation des sites historiques sur l’usager tout en maintenant le niveau de qualité. De plus, en s’engageant dans un programme local de prévention, le syndicat souhaite apporter des alternatives à la poubelle et inciter les habitants du territoire à réduire leur production de déchets.